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Journal d'un expatrié au Cambodge, vues sur le village monde…

Lombricompost à travers le monde

Suite à l’initiative de la Ville du Havre, j’ai adopté un lombricomposteur d’appartement. Depuis l’aventure continue et le lombricompostage aussi, peu importe où je vis. De France jusqu’au Cambodge en passant par la Roumanie, suivez mon parcours de composteur écolo.

Dans mon premier article sur le sujet je vous décrit avec quelle joie je découvre le lombricompost. La réception du matériel offert par la CODAH et mon impatience quant aux résultats. Vous avez pu découvrir mes premières récolte de « thé » et de compost dans mon second article. Maintenant je vais vous décrire mes expérience de compost à travers mes voyages.

eiseniaBien sûr, pour les nouveaux lecteurs, je me dois de rappeler quelques fondamentaux : un lombricomposteur est une boite à plusieurs étages où l’on dépose ses déchets organiques. Il contient des vers Eisenia (en majorité) qui ne s’échappent pas qui produisent du compost et du thé ( liquide) ; le tout sans odeur désagrable. Le lombricompost possède le double avantage de réduire nos déchets de 40% et de traiter ces déchets écologiquement. Mais en plus de cela il produit les meilleur et composts écologiques, gratuitement. Pour plus de détails sur le lombricompost vous pouvez lire mon premier article sur le sujet.

Mon lombricomposteur m’étais devenu indispensable. A tel point que lorsque je suis parti 7 mois en Roumanie je l’ai emporté avec moi. Un vacancier ordinaire peut laisser ses vers vivre sur leurs réserves en ajoutant de la fibre de coco pendant quelques semaines. Cela n’a pas été possible pour moi, je devais choisir entre confier mes Eisenia à quelqu’un qui les nourrira avec soins ou les laisser mourir. J’ai finalement décider de les prendre avec moi en voiture à travers l’Europe. Me voici donc sur les routes de Bohème avec pour seuls compagnons, des vers (pas très bavards) dans une « poubelle » pleine de déchets. Heureusement qu’il n’y a eu aucun contrôle le long des 2400km, car je pense qu’il n’aurait pas été facile d’expliquer la situation à des douaniers.

Il va sans dire que les vers voraces ont beaucoup apprécié ces vacances à la campagne. Uniquement des produits frais du jardin ! Folt est un petit bout de campagne perdue au coeur de la Transylvanie ; la première ville (30 000h) est à 25km. Nous y avons récolté les premiers litres réguliers d’engrais (1 litre / semaine) et vus les résultats sur le potager. Quel délice de manger une salade de tomate (qui ont grandit avec l’urine de mes vers, qui eux même ont mangé les restes de tomates de la saison précédente) accompagnée de feta (acheté au berger du village voisin qui garde nos propres moutons).

lombricomposteurDe retour au Havre (toujours avec le lombricomposteur), nous avons commencé à préparer notre déménagement sous les tropiques. Il est alors apparu évident que je ne pourrai pas emporter nos précieux vers dans l’avion. Un peu triste mais heureux des services rendus par les Eisenia pendant deux ans nous avons donc été obligé de les quitter. Nous avons donc déposé une annonce sur le très bon réseau de FreeCycle. Nous voulions donner nos vers à une famille qui saurait en prendre soin et nous avons été heureux de les laisser entre de bonnes mains.

Arrivé dans la campagne cambodgienne, il était hors de question de jeter nos déchets organiques à la benne. Surtout qu’il n’y a pas de benne et que chacun brûle ses poubelles dans un coin de jardin (même le plastique). En ville, les déchets sont ramassés et brûlés, comme chez nous en moins moderne. Nous avons donc commencé un compost traditionnel (impossible dans notre appartement en France). A près quelques mois j’ai trouvé des Eisenia ; ils sont utilisé par l’entreprise locale de valorisation des bouses de vaches.

Savez-vous qu’en Asie les gens mangent du riz ?

Ils en mangent même beaucoup (souvent conviendrait mieux). Une chance pour moi car au marché de Kampot j’ai trouvé le lombricomposteur parfait : Un énorme cuiseur pour le riz en métal sur 3 étages, il ne me restait plus qu’à y déposer les vers. Désormais le cuiseur trône sous ma maison et attire les voisins curieux.

Bien sûr l’entretiens n’est pas aussi facile ici qu’en France. De nombreuses autres espèces de vers tentent de coloniser le riche habitat réservé à mes vers. Des mouches cherchent la moindre ouverture pour pondre leur progéniture à croissance rapide… Mais le résultat est là : l’engrais est régulièrement mélangé à l’arrosage de notre jardin et des émules tentent l’expérience.

Voici l’étape du lombricompost à travers le monde, mais ce n’est pas la fin du voyage. La gestion de nos déchets est primordiale partout. Ces petits gestes quotidiens et particuliers provoque la prise de conscience indispensable pour sauver notre planète. J’espère vous avoir donné envie de vous joindre au groupe des joyeux éleveurs de vers.

source : LGV

3 commentaires
  1. Salut Cédric. Bon, là où je vis dans mes petites pièces, pas question d’avoir ce type d’élevage, mais mon ami Nicéphore en a un chez lui et me l’a montré. J’ai été surpris surtout de l’absence totale d’odeur, ensuite par le fait qu’on ne pouvait pas tout mettre dans ce « lombicompost ». Mais le résultat est là, un engrais de très bonne qualité, surtout pour ceux qui cultivent des légumes !
    Bonne continuation Cédric !

    • Effectivement Dan, l’ail est vermifuge donc déconseillé ; et ils n’aiment pas vraiment les agrumes ni les germes de pomme de terre (cru c’est un poison). En revanche ils apprécient beaucoup les cartons sans colorants comme les boites à oeufs…

  2. salut cédric
    parfait,partagé sur mes reseaux sociaux

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