Plusieurs votes ont déjà eu lieu. Les maoïstes n’arrivent pas à s’entendre avec les communistes et le congrès pour nommer un premier ministre. Les partis choisissent donc de se réarmer faisant à nouveau planer le spectre de la guerre civile.
L’ONU crie au non respect des clauses du traité de paix pendant que les maoïstes et l’armée nationale recrutent illégalement.
Depuis quatre ans au Népal, les premiers ministres changent plus vite que les saisons. Les votes sont houleux et chacun campe sur ces décisions. Le pays est dans l’impasse depuis la démission de Madhav Kumar Nepal qui était pourtant partit pour permettre à son pays de s’en sortir (de l’impasse). Depuis la signature du cessez le feu en 2006, le calendrier a pris beaucoup de retard.
Les principales conditions acceptées par les belligérant ne sont toujours pas mises en oeuvre. L’intégration des forces maoïstes à l’armée régulière est bloquée par les généraux qui ont peur de perdre leur autorité ; La nouvelle constitution se fait toujours attendre, et sans premier ministre celle-ci n’est pas encore prête à voir le jour.
Face à cette impasse, les différentes parties abandonnent un autre de leurs engagement, celui ne ne pas augmenter leurs effectifs militaires et recrutent à nouveau, contre l’avis de l’ONU.
Les 13 000 morts d’une décennie de guerre semblent déjà oubliés.
Pour ne pas voir une guerre à nouveau saigner ce pays, le voisin indien envoi son meilleur spécialiste pour tenter d’aider les maoïstes, les communistes et le congrès à trouver un terrain d’entente. Rakesh Sood ancien ambassadeur de l’Inde au Népal va rencontrer les prochains jours les différents partis pour tenter de les encourager à s’entendre. Mais les maoïstes crient déjà à l’ingérence.
Ces derniers n’ayant pas obtenu le pouvoir qu’ils espéraient obtenir font monter les enchères en bloquant un consensus les désavantageant et en réarmant leurs troupes. Ce jeu est dangereux mais il peux porter ses fruits, le congrès doit enfin accepter et reconnaître la victoire des maoïstes. Sinon le pays replongera dans l’horreur de la guerre civile et le peuple souffrira encore des combats de pouvoir et d’argent.
source : LGV
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{ 2 comments }
Encore un exemple où le non respect de l’autre conduit à la guerre. Les masses populaires devraient faire plus entendre leur voix, mais les écouterait-on ? Et puis c’est affligeant de constater que maoïstes et communistes en sont encore là alors que le reste du monde a rejeté ces idéologies, décidément, l’homme n’est bon qu’à s’entretuer !
Bonjour Dan,
En fait le problème des népalais est le même que celui des indiens : leur spiritualité que l’on envie souvent. Car le Karma fait que tu mérite ce qu’il t’arrive et que ta prochaine vie sera meilleur si tu es bon dans celle-ci. Cela entraine une certaine passivité face aux évènements et tyrans qui peuvent profiter de la situation.
Pour ce qui est du communisme et plus spécialement du maoïsme, ici ils n’en ont que le nom afin d’être aidés par les communistes chinois et les maoïstes indiens. Merci pour ce commentaire.